Problématique
Réduire notre dépendance au pétrole, voilà notre défi…
Depuis le fin des années 1960, les changements climatiques s’inscrivent dans ce qu’il est courant de désigner une « crise environnementale ». La transformation du monde imputable à l’évolution des espèces, en particulier celle de l’Homme, ne date pas d’hier. Les changements que le monde a connus ont été générés par les différentes révolutions par lesquelles l’humanité est passée, de la sédentarisation, en passant par l’agriculture et enfin l’industrialisation.
Une transformation aussi importante de l’habitat de l’humain est-elle une conséquence liée à l’évolution naturelle? Le développement conduit-il irrémédiablement à une transformation destructive des écosystèmes globaux? Le débat est plus qu’ouvert depuis le Sommet planète Terre à Rio de Janeiro en 1992.
Quelles que soient les origines de l’artificialisation du monde, les formes de cette dernière ne sont pas nécessairement vouées à déboucher vers une impasse. Elles peuvent suivre des voies différentes, selon l’inspiration des peuples et le degré de conscience qui les habite, dans le respect de notre planète et des espèces vivantes.
À l’état actuel de notre développement, il semble que nous ayons atteint un point critique avec la généralisation des modes de vie occidentaux. Rien dans notre environnement – l’eau, l’air, les sols – n’échappe à la contamination liée aux activités humaines. L’ensemble de notre planète fait l’objet de réactions en chaîne de plus en plus incontrôlables. Nous sommes confrontés à un risque de destruction irréversible des conditions nécessaires à la reproduction de la vie. Il s’agit d’un risque sans précédent.
L’usage de l’expression « société de risques » pour décrire notre époque et notre mode de vie montre que pour les sociologues, la crise écologique planétaire est le résultat de notre mode de développement. De plus en plus de personnes critiquent cette société de risques en la recadrant autour de l’idée de développement durable. L’avenir de cette option dépend de la capacité de chacun d’entre nous à entrer en résistance avec des modes de vie insoutenables et à en forger d’autres, susceptibles d’engager le monde dans d’autres voies.
Nous avons besoin de la mobilisation généralisée de tous les acteurs susceptibles de relayer la lutte contre les causes des changements climatiques.
Les sociétés n’ont pas attendu la crise environnementale pour reconnaître l’importance d’un climat stable. Bien avant que les changements climatiques ne constituent le risque majeur de notre époque, les perturbations du climat ont été au cœur des mutations importantes des sociétés humaines. Le climat a toujours eu des conséquences sur l’agriculture, et donc sur la capacité des sociétés à assumer leur subsistance. Cependant, les menaces qui se profilent actuellement sont maintenant globales, d’une ampleur et d’une fréquence sans précédent.
La principale cause de l’altération actuelle du climat a trait à l’intensification de la production de gaz à effet de serre d’origine anthropique (humaine). Or, ces gaz à effet de serre, dont la présence dans l’atmosphère est indispensable au développement de la vie, peuvent, au-delà d’un certain seuil, nuire à la vie. Leur accumulation contribue à former une couche qui se comporte comme la paroi d’une serre qui retient la chaleur solaire emmagasinée par la Terre, d’où la désignation de gaz à effet de serre. À ce titre, le CO2, dioxyde de carbone représente 72 % du total des gaz à effet de serre. La présence de CO2 dans l’atmosphère n’a cessé d’augmenter depuis le début de l’industrialisation (XVIIIe siècle). Ces faits justifient la proposition selon laquelle les modes de vie liés à l’industrialisation et à la société de consommation sont en grande partie responsables des changements climatiques.
Selon l’inventaire québécois des émissions de gaz à effet de serre en 2006, 33 % des émissions proviennent du secteur des transports routiers. C’est pourquoi il est essentiel de repenser nos modes de vie actuels. Réduire nos déplacements, trouver une autre possibilité à l’auto-solo, voilà notre défi!




